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Isabelle Delcroix​​

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© 2019 by Isabelle Delcroix

Thibault nous parle de son parcours...

 

On m’a toujours coupé en deux.

 

Les gens que je croise ou les formations que j’ai suivies ont toujours sélectionné une partie de moi, considérée alors comme ayant de la valeur. L’autre était négligée voire méprisée.

 

Lorsque j’ai suivi mes études de Physique, je voulais rendre la matière ludique, amusante, m’adresser à une personne pour lui faire partager les connaissances. Désir incompatible avec les exigences de mes études. Je me souviens encore de mon directeur de mémoire de deuxième année de Master, rayant de son stylo des pages et des pages de mon rapport de stage.

« Pas assez scientifique. », il a commenté.

 

Lorsque j’ai suivi mes études de théâtre à 24 ans, on m’a fait comprendre que je commençais déjà à être plus vieux que la moyenne à cause de mes autres études. A l’INSAS, je pensais que mes études de physicien allaient être pris en compte voire valorisées. Ce ne fut pas le cas. On m’a fait des retours faux voire humiliants : « Tu réfléchis beaucoup trop pour un acteur » ou bien « Tu ne réfléchis pas comme un metteur en scène devrait réfléchir. Peut-être que ça doit venir de tes études précédentes. », ils ont dit.

Ce fut toujours des passages très violents, comme si ce qui me constituait en entier devait être jeté et n’avait aucune valeur. Je n’ai jamais compris pourquoi je devais annihiler une partie de moi pour la remplacer par une autre. J’ai essayé, j’ai été malheureux.

Au fond de moi, quelque chose refusait cette séparation. J’ai réalisé alors que je pouvais être une particule quantique, c’est-à-dire être dans deux états contraires en même temps. 

 

De plus, j’ai beau avoir un parcours qu’on pourrait qualifier de brillant, mon chemin ne fut pas tranquille. 

Je n’ai jamais oublié mes dimanches matins, à 15 ans, à écouter de la musique pour me calmer car je devais faire mes devoirs de Français et que cela m’insupportait physiquement (dans le ventre, dans le thorax). Je n’ai jamais oublié le moment où je me suis convaincu que la prépa était trop dure pour moi et et qu’il fallait donc que je redouble (ce que j’ai bien sûr fait).

Je n’ai jamais cru aux discours élitistes qui ne sont prononcés que pour hiérarchiser les individus. Je n’oublierai jamais ces nombreuses fois où un professeur m’a dit : « Toi, Thibault, tu es comme ci ou comme ça » avant même de me poser des questions et d’être dans le dialogue. Je n’ai jamais oublié les fois où je sentais que je devais obéir à un professeur incapable de se détacher de sa pédagogie pour prendre le risque d’écouter l’autre.

   

Mais je me souviens aussi de l’excitation lorsque j’ai compris que chaque objet lancé aura une trajectoire parabolique (les matchs de basket furent jubilatoires).Je me souviens du bien-être que j’avais sur scène alors que mon adolescence était bousculée.Je me souviens de ces longs moments passés avec moi-même en labo photo ou en prise de vue, comme un refuge.Je me souviens qu’à l’âge de 10 ans je devais inscrire mes activités préférées sur une feuille et j’y avais inscrit : « l’école. »

Faire exister le « et » plutôt que le « ou », être avec plutôt que d’opposer, c’est ce que je trouve fondamental dans le projet de l’École-à-vivre et c'est ce qui en fait un projet nécessaire.

Elle ne cherche pas à former un scientifique ou un historien mais un individu avec ses particularités, ses paradoxes, ses contraires et sa complexité. On peut être bon en Maths et avoir une logique cartésienne tout en étant sensible au mouvement d’un danseur ou à la lumière du matin. Et on n'a même pas besoin d'avoir une explication pour ça.

Dans ce projet, les deux parties de moi que l'on a eu de cesse de séparer peuvent enfin se réconcilier.

Moi aussi j’ai eu et j’ai encore des bosses et des ecchymoses d'un système scolaire inadéquat par rapport à qui j’étais, aux questions que je me posais ou ce que je désirais. Je pense que c’est maintenant à mon tour de faire en sorte que la traversée du secondaire soit remplie de curiosité, de découvertes et d’une meilleure compréhension de soi et du monde.

Bonjour à tous, cette semaine ( le 8 mai 2019) j'ai rencontré Ilyan, 12 ans, un des futurs élèves de L'Ecole-à-vivre. Je lui ai demandé de me donner son avis sur notre site. Après s'être (tout seul!) relu pour l'orthographe, il a accepté que je poste son avis (tel quel) sur notre blog, donc le voici 🤩:
Suite à votre visite et demande de la lettre ou email concernant le site de l'école,j'ai vu beaucoup de choses intéressantes sur le sujet.Voici mon avis après l'observation du site :
- j'aime la façon dont on s'occupe des élèves, ils sont enrichis dans divers domaines selon leurs connaissances.
- en lisant le texte au niveau du "home",(accueil du site) il explique " que ce n'est clairement pas une école traditionnelle". En effet ,elle est géniale pour ceux qui n'ont pas encore de système réellement développé pour faire face à des troubles (DYS) ou autres profils (HP,TDA...) .Peut-être que certaines écoles, oui, mais, celle-ci est encore mieux spécialisée au niveau psychologique (socialisation, connaissances...).
- au niveau du programme, les 5 modules décrivent de bonnes intentions au niveau scolaire et aussi au niveau créativité,enseignement et guérison du stress accumulé qu'on peut relâcher.
- ce que j'adore ce sont les pédagogies attribuées comme la "collaboration dynamique" qui intervient au sein des matières et de leur partage.
- les classes sont en mouvement car on n'est jamais assis pendant 8h00 et on ne suit jamais un cours à la lettre. Et puis il y a les balades en nature et le fait d'être assis dans de bonnes conditions(ex: le fauteuil).
- Il y aussi les bases développées où on ne doit pas toujours rester tous sur une même feuille et en + on fait mille et une chose que je trouve extras !
- la pédagogie que j'adore est "Comprendre qui on veut devenir et dans quoi on est si bon" car ce qui m'attire c'est toute la créativité et le travail de dingue réalisé.
- ce que j'aime aussi c'est les modules qu'on adapte en fonction de la personne(matin ou après-midi).

On peut même choisir certain temps pour se reposer cool non ?
Voilà mon avis sur l'école
Ilyan